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Bilan de fertilité Marseille : Cancer Radiothérapie et Infertilité

Cancer Radiothérapie et Infertilité

 La radiothérapie est utilisée dans environ un tiers des traitements des cancers de l’enfant.

Les effets dépendent du site d’irradiation, de la dose totale délivrée, de la dose par fraction et de l’âge au moment du traitement. Situé en dehors du champ d’irradiation, un organe sexuel peut recevoir une certaine dose par rayonnement diffusé. Cette dose décroit avec la distance, et est minimisée actuellement avec les nouveaux accélérateurs linéaires.En cas de traitement par Iode 131 dans les pathologies thyroïdiennes, les effets sont en général transitoires et liés à l’administration de fortes doses cumulées. Au-delà d’une dose de 800mCi, le risque d’infertilité permanente est de l’ordre de 60% chez la femme et 90% chez l’homme.

Appareil génital masculin

L’irradiation pelvienne ou testiculaire peut entraîner des effets toxiques directs sur le testicule qui est globalement extrêmement sensible. Différents stades d’atteinte peuvent être constatés, depuis la disparition complète et définitive de spermatozoïdes dans le sperme à la simple oligospermie. La période pré-pubertaire est particulièrement vulnérable du fait d’une plus grande sensibilité des tissus gonadiques.

Des différences de sensibilité cellulaire sont observées au niveau du testicule. Les cellules germinales à l’origine des gamètes sont très sensibles ; l’azoospermie va survenir d’autant plus rapidement et l’éventuelle récupération plus tardivement que la dose sera élevée. Des altérations de l’épithélium germinal sont observées dès 0,1 à 1,2 Gy délivrés et une absence de spermatozoïdes (azoospermie) dès 0,6 Gy. Des doses fractionnées supérieures à 2,5 Gy entrainent généralement une azoospermie prolongée ; celle-ci devient permanente au-dessus de 4 Gy.

À l’inverse, les cellules de Leydig sont plus radio-résistantes ; une dose de plus de 20 Gy est nécessaire pour observer des lésions permanentes des cellules de Leydig (Shalet 1989, Castillo 1990). Ainsi, la fonction hormonale du testicule peut être maintenue malgré une atteinte sévère de la spermatogenèse et permettre, par exemple, un développement pubertaire normal ou une imprégnation androgénique normale.

La radiothérapie, notamment l’irradiation corporelle totale, est souvent associée à des protocoles de chimiothérapie lourde. Les effets de l’un ou l’autre des traitements sont donc difficiles à établir et le seuil d’irradiation (doses, débit, fractionnement…) à partir duquel une azoospermie s’installe définitivement n’est pas défini.

Sur l'appareil génital féminin - Ovaire

 

L’irradiation ovarienne entraine une déplétion ovocytaire (diminution des ovules) , générant une insuffisance ovarienne prématurée et donc une réduction de la « fenêtre » de fertilité. La gravité des lésions dépend de la dose, du schéma de fractionnement et de l’âge au moment de l’irradiation. La radiothérapie abdomino-pelvienne et l’irradiation corporelle totale exposent également les ovaires à ces effets toxiques.

La gravité de la déplétion ovocytaire est proportionnelle à la réserve d’ovocytes préexistante au traitement. Ainsi, l’atteinte est d’autant plus sévère que l’âge est plus élevé au moment du traitement. 

L’irradiation corporelle totale à doses myélo-ablatives entraîne une insuffisance ovarienne dans la quasi-totalité des cas.

Sur l'appareil génital féminin - Utérus

L’irradiation pelvienne peut entraîner des lésions utérines lorsque les doses délivrées atteignent 20 Gy. Les lésions observées touchent le volume de l’utérus, l’endomètre et le myomètre, ainsi que la vascularisation ; les différentes altérations utérines vont limiter ses possibilités de développement pendant la grossesse et favoriser les fausses couches, les retards de croissance intra utérins ou les accouchements prématurés. 

Contrairement à l’effet toxique constaté sur la gamétogenèse, les lésions utérines sont d’autant plus importantes que la patiente est jeune au moment de l’irradiation.

Les lésions sont irréversibles, ne répondant pas aux éventuels traitements hormonaux même à fortes doses.

Autres

- Vulvo- vaginales

- Hypothalamo - hypophysaires (si irradiation crânienne) avecaménorrhée et anovulation accessibles à un traitement hormonal 

- Conséquences pendant la grossesse

D'après 

Conséquences des traitements des cancers et préservation de la fertilité
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