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Bilan de fertilité Marseille : La consultation endocrinologique

La consultation endocrinologique

  • Carré Saint Giniez
  • 345 avenue du prado, 13008 Marseille
  • Tél.
  • Institut de Médecine de la Reproduction
  • 6 rue Rocca, 13008 Marseille
  • Tél. 0491167910
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    Le Carré Saint Giniez : Lundi au vendredi : 8h00 - 19h00

    Le Centre d'Echographies : Lundi au vendredi : 8h00 - 19h00, Samedi et dimanche : 8h30 - 12h00

  • Plan d'accès

Les hormones et leur rôle dans l'organisme

Une hormone est une substance chimique fabriquée par une des glandes de l'organisme qui va, par voie sanguine, donner à certains organes des directives pour modifier leur fonctionnement. Les hormones sont des messagers qui vont agir sur certaines catégories de cellules :

- L'insuline va permettre aux cellules d'utiliser le sucre contenu dans le sang.
- L'hormone thyroïdienne règle la consommation d'énergie par les cellules un peu comme le thermostat règle la chaleur du four et donc la consommation d'électricité. 
- Les hormones ovariennes vont modifier la muqueuse contenue dans l'utérus et faciliter l'implantation de l'oeuf fécondé ou le déclenchement des règles. 
- Les hormones de l'hypophyse (glande située sous le cerveau en situation médiane et en arrière des yeux) vont permettre le déclenchement de l'ovulation chez la femme ou régler la fabrication des spermatozoïdes chez l'homme.

Les déséquilibres hormonaux

Les hormones sont fort nombreuses dans le corps et toutes peuvent avoir un fonctionnement " déséquilibré ". Par exemple, les sujets diabétiques ont un déséquilibre hormonal puisque la sécrétion de l'hormone de régulation du taux de sucre sanguin n'est plus assurée de façon correcte. En fait, l'expression " déséquilibre " est surtout employée dans le public pour expliquer les anomalies des règles et du poids.

S'il est banal de rencontrer des troubles des règles pendant six mois à deux ans après l'installation de la puberté, on sera plus attentif aux anomalies suivantes : - Règles très espacées de une à deux fois, à six à huit fois par an, surtout s'il s'ajoute à ce symptôme une facilité anormale à prendre du poids et à présenter une peau grasse volontiers acnéique et quelques poils superflus.

- Sensation de gonflement et douleur de la poitrine s'arrêtant à l'arrivée des règles chez la femme à partir de 35-38 ans. 
- Episodes de " règles " entre les règles normales.

 

En revanche, si le rythme des menstruations est très régulier, l'importance des hémorragies, leur couleur ou leur " consistance " sont sans importance dans l'immense majorité des cas.

Pour ce qui concerne le poids, on constate que la recherche de causes hormonales responsables de la prise de poids est très décevante : le pourcentage de ces prises de poids dues avant tout à une anomalie glandulaire est extrêmement faible. En revanche, les désordres hormonaux dus à une prise de poids ou à un poids excessifs sont, eux, habituels. Pour reprendre l'énigme du premier venu entre l'oeuf et la poule, le poids déséquilibre l'hormone incroyablement plus souvent que l'hormone ne déséquilibre le poids. 

 

Diabète et grossesse 

 

Le diabète est-il dangereux pour la mère ou l'enfant durant la grossesse?

Pour la mère : la grossesse constitue un facteur de déséquilibre du diabète en raison des modifications hormonales qu'entraîne l'état gravidique. Il est donc important que ce déséquilibre et l'état de grossesse ne puissent aggraver les complications que le diabète entraîne. Il faut donc, avant la grossesse :

- faire un bilan très précis de l'état cardio-vasculaire, oculaire, rénal, de façon à juger du retentissement éventuel de la grossesse sur tel ou tel organe. 
- intensifier le traitement insulinique (injections multiples et surveillance glycémique renforcée ou utilisation de " pompe " à insuline.

Pour l'enfant : il est bien établi que " l'ambiance " glycémique au moment de la conception est lié à la survenue de certaines malformations. Aussi le bénéfice d'un très bon équilibre avant et au moment de la conception est-il admis de tous. Les enfants nés de mère diabétique sont par ailleurs plus sujets à la naissance à des variations de leur taux sanguin de sucre. Il seront donc l'objet d'une surveillance postnatale très attentive pendant un jour ou deux.

 

Peut-on devenir diabétique à cause d'une grossesse?

La grossesse augmente les besoins du corps en insuline ; on peut donc ainsi voir les chiffres du taux sanguin de sucre augmenter pendant la grossesse (diabète gestationnel). Le diabète est systématiquement recherché durant la grossesse chez toutes les femmes soit par analyse d'urine soit par prélèvements sanguins à jeun ou après prise orale de glucose (test d'O'Sullivan). Le diabète gestationnel peut persister après l'accouchement. Cette éventualité n'est pas la plus fréquente.

 

La grossesse modifie-t-elle le traitement du diabète?

Durant la grossesse, seuls deux traitements peuvent être utilisés : la diététique et l'insuline. En cas d'excès de poids les précautions diététiques peuvent être suffisante et la prise de poids pendant la gestation sera faible ou nulle. Si le régime est insuffisant pour normaliser le taux de sucre on utilisera l'insuline en une ou plusieurs injections. Il est faux de croire que l'institution d'un traitement par insuline rend celui-ci définitif. Le plus souvent, les injections seront arrêtées dès l'accouchement.

Peut-on transmettre le diabète à son enfant?

Il existe deux sortes de diabètes : le diabète de type I (ancien diabète maigre ou diabète juvénile) touchant les enfants et les adultes jeunes et nécessitant un traitement par injection d'insuline.
Le diabète de type II (ancien diabète gras ou diabète de la maturité) touchant l'adulte plus âgé, favorisé par l'excès pondéral dont le traitement est possible durant des années par l'association comprimés anti diabétiques et régime. Dans les deux cas la survenue du diabète est la conjonction d'un terrain prédisposé et de facteurs environnementaux. 
Il n'existe aucun moyen pour prédire avant la naissance le risque de survenue du diabète.
L'existence d'un diabète de type II n'expose pas à la survenue d'un diabète de type I chez l'enfant.

 

Pourquoi les enfants de mère diabétique sont-ils souvent plus gros que la moyenne?

Cet excès de poids est dû à la qualité plus ou moins bonne de l'équilibre du diabète pendant la grossesse. Le foetus fabriquant de l'insuline de façon normale, il va augmenter cette sécrétion chaque fois qu'il recevra du sang anormalement sucré de sa mère via le placenta. Il consommera la quantité de sucre utile et mettra l'excédent en réserve sous forme de graisse. Si l'équilibre du diabète est excellent la prise de poids intra-utérine sera faible ; elle sera importante dans le cas contraire.

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