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Bilan de fertilité Marseille : Le diagnostic Pré-Implantatoire

Le diagnostic Pré-Implantatoire

  • Carré Saint Giniez
  • 345 avenue du prado, 13008 Marseille
  • Tél.
  • Institut de Médecine de la Reproduction
  • 6 rue Rocca, 13008 Marseille
  • Tél. 0491167910
  • Nos horaires

    Le Carré Saint Giniez : Lundi au vendredi : 8h00 - 19h00

    Le Centre d'Echographies : Lundi au vendredi : 8h00 - 19h00, Samedi et dimanche : 8h30 - 12h00

  • Plan d'accès

Le diagnostic Pré-Implantatoire (DPI) est un examen génétique réalisé sur un embryon humain obtenu par Fécondation In Vitro (FIV)

L'institut de Médecine de la Reproduction n'est actuellement pas autorisé à pratiquer cet examen.

 

Il est pratiqué au tout début du développement de l'embryon lorsque celui-ci n'est âgé que de 3 jours et n'est constitué que de 6 à 10 cellules : une ou deux cellules sont alors prélevées et analysées pour déterminer si elles sont porteuses de la maladie recherchée.

Biopsie cellulaire réalisée sur un embryon trois jours après la fécondation. Cliché Dr S. Viville.


La FIV permettant en général d'obtenir plus d'un embryon (6 à 8 dans les bons cas), plusieurs embryons sont donc analysés. Seuls les embryons indemnes de la maladie sont transférés dans l'utérus de la patiente (1 à 3 embryons sont généralement transférés).

Le DPI est proposé aux couples risquant de transmettre une maladie génétique grave à leur futur enfant. L'avantage du DPI par rapport au DPN est qu'il permet de réaliser le diagnostic génétique avant la grossesse, et donc d'éviter au couple de débuter une grossesse puis de réaliser un Diagnostic PréNatal (DPN) suivi éventuellement d'une Interruption Médicale de la Grossesse (IMG) si le foetus est porteur du gène responsable de la maladie.

Le DPI est généralement demandé par des couples ayant été amenés à réaliser plusieurs IMG qui sont toujours des événements psychologiquement douloureux. Régi par la loi de bioéthique du 29 juillet 1994, le DPI n'est autorisé en France qu'à titre exceptionnel, un médecin devant attester que le couple demandeur a " une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d'une maladie génétique d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic ".

Le DPI offre donc une perspective réelle pour les couples qui ont été confrontés plusieurs fois au drame de l'interruption médicale de 

grossesse dans des cas de mucoviscidose ou de myopathie de Duchenne par exemple.

Le DPI pose évidemment des problèmes éthiques sérieux. Il permettrait en effet, s'il était pratiqué sans aucune restriction, de choisir le sexe de l'enfant pour des raisons de convenance ou encore de choisir un embryon au système immunitaire compatible avec un frère ou une soeur aîné atteint de leucémie qui nécessiterait une greffe. Des DPI ont déjà été réalisés pour ces deux raisons dans des pays anglosaxons.

Il pose aussi le problème du dépistage d'affections graves mais qui ne se déclarent qu'à l'âge adulte, comme la maladie de Steinert ou de Huntington. Actuellement, les textes de loi français encadrent strictement les indications du DPI : le diagnostic de sexe n'est autorisé que pour dépister des maladies génétiques liées au sexe (c'est-à-dire n'atteignant que les garçons), et seules les " maladies d'une particulière gravité reconnues comme incurables au moment du diagnostic " peuvent être dépistées.

Cette disposition est également une garantie contre d'éventuelles dérives eugéniques qui ont été au centre des débats tenus sur le thème du DPI. En effet, l'eugénisme a pour but l'amélioration de la race humaine et ne peut être atteint que si la sélection est le résultat d'une volonté politique réalisée à grande échelle, ce qui n'est évidemment pas le cas dans les pays où le DPI est légalisé. 

Docteur Sylvie Pinon

 

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