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Bilan de fertilité Marseille : Qu'est ce que l'azoospermie ?

Qu'est ce que l'azoospermie ?

  • Carré Saint Giniez
  • 345 avenue du prado, 13008 Marseille
  • Tél.
  • Institut de Médecine de la Reproduction
  • 6 rue Rocca, 13008 Marseille
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    Le Carré Saint Giniez : Lundi au vendredi : 8h00 - 19h00

    Le Centre d'Echographies : Lundi au vendredi : 8h00 - 19h00, Samedi et dimanche : 8h30 - 12h00

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Définition et diagnostic :

L’azoospermie est caractérisée par l’absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat. Le diagnostic est formel lorsque aucun spermatozoïde n’est retrouvé après centrifugation de la totalité de l’éjaculat afin de s’assurer qu’il ne contient pas de très rares spermatozoïdes. Avant d’affirmer une azoospermie, il faut renouveler l’examen sur 2 recueils à trois mois d’intervalle car c’est la durée de la spermatogenèse (fabrication des spermatozoïdes)


On peut distinguer deux formes d’azoospermies :

  • les testicules ne produisent pas ou pas assez de spermatozoïdes. Dans ce cas, on parle d’azoospermie sécrétoire ou non obstructive : 60 à 65% des cas.

  • les testicules produisent normalement des spermatozoïdes, mais il y a un obstacle sur les voies génitales qui empêche la migration des spermatozoïdes, on parle d’azoospermie excrétoire ou non obstructive : 35 à 40% des cas.

Diagnostic des azoospermies :

Il s’agit en premier lieu d’un examen clinique rigoureux (palpation des testicules, mesure du volume testiculaire, palpation de l’épididyme, du déférent) effectué par un andrologue. Cet examen clinique, indispensable pour la prise de décision, peut être accompagné d’une échographie testiculaire et prostatique.


En cas de suspicion d’azoospermie excrétoire : 

Devant une hypospermie (diminution du volume de l’éjaculat), une biochimie des marqueurs spermatiques pourra aider au diagnostic d’obstruction (effondrement d’un marqueur en aval de l’obstruction) et savoir à quel niveau se situe l’obstacle. Les marqueurs les plus informatifs sont le fructose pour les vésicules séminales, l’alpha glucosidase et la carnitine pour l’épididyme. Si le dosage du fructose est abaissé, il peut y avoir un obstacle après l’abouchement des vésicules séminales sur les canaux déférents ou, une absence des vésicules séminales couplée à une absence des canaux déférents : il s’agit d’une agénésie bilatérale des canaux déférents qui est la cause la plus fréquente d’azoospermie excrétoire. Dans ce cas, on demande une recherche de mutations du gène CFTR, car il peut s’agir d’une forme frustre de mucoviscidose diagnostiquée par le biais de l’infertilité.

Un dosage sanguin de FSH : si le taux est normal, c’est que la production de spermatozoïdes  ne doit pas être altérée. Cependant, un dosage élevé de FSH n’est pas une contre indication formelle à l’exploration testiculaire.

En cas de suspision d'azzospermie sécrétoire :

Un caryotype sanguin est demandé. Cet examen des chromosomes est demandé car, dans environ 20% des azoospermies, on retrouve des anomalies chromosomiques. Les anomalies les plus fréquentes sont les anomalies de nombre des chromosomes sexuels, avec le syndrome de klinefelter caractérisé par un chromosome X féminin supplémentaire (47, XXY).
Il peut s’agir d’une anomalie de structure des chromosomes, translocation d’une partie d’un chromosome sur un chromosome d’une autre paire sans perte de matériel chromosomique.

Une recherche de délétion du chromosome Y peut aussi être demandée. Le gène SRY, qui commande la fabrication des spermatozoïdes, peut être plus ou moins délété. Cette anomalie peut être transmise ou apparaître de novo. Elle serait retrouvée, selon les études, dans environ 15% des azoospermies.

L’azoospermie sécrétoire peut être acquise, elle peut succéder à une infection virale (10 % des orchites ourliennes) ou une cryptorchidie (non descente des testicules dans les bourses au cours du développement embryonnaire) ou une irradiation pelvienne.

Cependant, plus de la moitié des azoospermies sécrétoires sont dites « idiopathiques », c’est à dire que l’on ne connaît pas leur origine.

Les azoospermies sécrétoires ont été longtemps considérées comme des causes de stérilité définitive nécessitant le recours au don de sperme ou à l’adoption. Il est pourtant possible, même dans cette situation, de retrouver dans 40 à 50 %  des cas, des spermatozoïdes lors des biopsies testiculaires. Dans le cas où des spermatozoïdes seraient retrouvés, il est réalisé une congélation. Lors d’un cycle de stimulation dit asynchrone, l’utilisation de ces spermatozoïdes congelés permet de réaliser une micro-injection ovocytaire qui donnera lieu  à un accouchement dans 25% des cas. Cette pratique, stimulation de l’ovulation et ponction testiculaire asynchrone, évite des stimulations de l’ovulation inutiles et permet de s’assurer que, le jour de la ponction folliculaire, des spermatozoïdes seront disponibles.

Docteur Lazdunski

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