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Cancer, Chimiothérapie et fértilité

Cancer, Chimiothérapie et fértilité

Les effets observés sont fonction du type des molécules et des doses administrées.
À ce jour, la classe des agents alkylants (cyclophosphamide, chlorambucil, procarbazine…) est celle dont l’effet gonadotoxique est le mieux documenté et le plus important.

Chez l’enfant, Les chimiothérapies atteignent préférentiellement les cellules en division comme on en trouve au niveau des gonades, en particulier en période active de gamétogenèse (après la puberté).

Pour le garçon comme pour la fille, l’altération de la fonction gonadique peut être transitoire ou définitive et le déficit complet ou partiel avec tous les degrés possibles d’insuffisance gonadique à l’arrêt du traitement mais n’aurait pas de conséquence sur la puberté sauf si une radiothérapie crânienne était associée.

Chez les femmes, les effets gonadotoxiques sont fortement dépendants de l’âge. Plus la patiente est âgée, plus la dose cumulée du médicament cytotoxique induisant une aménorrhée définitive diminue, et moins la récupération de la fonction gonadique est possible.

Chez la jeune fille pubère ou l’adulte jeune, l’aménorrhée n’est pas rare pendant la chimiothérapie, mais une restauration des cycles à l’arrêt du traitement reste possible.

A l’issue d’un traitement associant ou non de la radiothérapie, l’âge ovarien, évalué par la réserve ovarienne, subit un vieillissement d’une dizaine d’années par rapport à l’âge biologique des jeunes femmes traitées (Larsen 2003, Bath 2003).

La réapparition des règles après la fin de la chimiothérapie ne garantit donc pas un retour des fonctions de reproduction à un niveau identique à celui d’une population non traitée du même âge, et ces jeunes femmes sont encouragées à envisager une grossesse dans les délais les meilleurs après la fin de leur traitement.

En revanche, le risque d’insuffisance ovarienne précoce est élevé chez les patientes de 35 ans et plus, qu’elles aient reçu un alkylant ou non (van der Kaaij 2012).

Cette relation entre les effets observés et l’âge des femmes au moment du traitement, n’est pas décrite chez les hommes.

Qu’il s’agisse de patients masculins ou féminins, le délai d’apparition des anomalies de la fonction gonadique est variable au cours ou au décours de la chimiothérapie. De même, le retour à la normale peut se produire dans des délais très variables d’un individu à l’autre après la fin du traitement.

Sur le tissu testiculaire pubère ou prépubère, des lésions concernent la lignée germinale, et en particulier les spermatogonies, les cellules de Sertoli, et à un degré moindre les cellules de Leydig malgré une fibrose du tissu interstitiel ( Ceci explique, malgré une atteinte hormonale possible chez les patients masculins (FSH élevée, surtout après l’usage d’alkylants , que les répercussions soient moins marquées au plan hormonal chez les hommes traités par rapport aux femmes.

Dans le cancer du sein de la femme jeune, où 60% sont hormono-dépendants, le traitement peut être prescrit pendant 5 années. Il a été recommandé de ne pas concevoir pendant cette période (Hart 2008) ; cependant des observations sur de grandes séries démontrent que la survie n’est pas différente lorsque les femmes conçoivent dans les deux ans (Partridge 2007, Ives 2007). Au-delà de la recommandation de ne pas débuter une grossesse pendant cette période tant que le traitement bloquant est poursuivi, le traitement ne comporte pas de menaces sur la fonction de reproduction après l’arrêt du traitement.

L’Institut de Médecine de la Reproduction a déjà obtenu des grossesses et des naissances chez des femmes qui ont été atteintes de cancer du sein mais qui n’avait pas eu la chance de bénéficier d’une préservation de leur ovocytes. Dans ces cas, la FIV sur cycle spontané, rare indication du cycle spontané met les patientes à l’abri des conséquences du traitement hormonal et peut permettre d’obtenir grossesse et naissance

D’après

Conséquences des traitements des cancers et préservation de la fertilité
ÉTAT DES CONNAISSANCES ET PROPOSITIONS

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